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Témoignage de Markku Haverinen

1. Quelle est votre fonction ? Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre travail et nous raconter une journée type ?

Je travaille comme traducteur dans l’équipe finnoise des Services linguistiques de la Banque centrale européenne à Francfort. Dans une équipe de deux traducteurs seulement, je partage avec ma collègue la responsabilité sur les traductions et la communication non-juridiques de la BCE en finnois – en collaboration avec la juriste-linguiste finlandaise qui assure la traduction des actes juridiques.

L’anglais étant la langue de travail unique à la BCE, pratiquement toutes les traductions sont faites de cette langue vers d’autres langues officielles de l’Union européenne. Il nous arrive également de traduire dans le sens inverse, c’est-à-dire du finnois vers l’anglais, surtout pour les besoins de la surveillance bancaire européenne dont la BCE assume la responsabilité depuis novembre 2014.

Les textes à traduire couvrent le champ d’action entier de la Banque centrale européenne, allant de la politique monétaire au suivi de l’activité économique et des finances publiques, de la monnaie unique aux marchés financiers, de la stabilité du système financier à la surveillance des banques individuelles. L’éventail des types de texte est très vaste, comprenant des rapports variés, des communiqués de presse, de la documentation interne, du matériel d’information destiné au grand public, des textes pour des sites internet, des discours et interviews, de la correspondance, des sous-titres pour des vidéos informatives, sans oublier les jeux éducatifs et le matériel interactif. Le travail est facilité par de nombreux outils d’aide à la traduction, notamment par des mémoires de traduction et une base de données terminologique que nous alimentons régulièrement.

Outre la traduction, nous contribuons à des projets variés et participons également à des réunions et des forums interinstitutionnels où nous collaborons avec des collègues représentant les autres institutions européennes.

Une journée type n’existe guère.

2. Quel est votre parcours universitaire et professionnel ?

Suite à cinq ans d’études de traduction et d’interprétation à l’Université de Turku (en Finlande), avec le français comme matière principale, j’ai obtenu ma maîtrise en traduction et interprétation. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai été accepté comme stagiaire à la Direction Générale de la Traduction de la Commission européenne à Bruxelles – une belle expérience et une excellente occasion d’acquérir de l’expérience professionnelle de haut niveau en profitant des conseils et du feedback constructifs des traducteurs expérimentés. Les expériences et les connaissances acquises durant le stage à la Commission ont constitué une base solide pour démarrer une carrière de traducteur.

Après une courte escapade dans le monde universitaire, j’ai fait mes premiers pas comme traducteur professionnel : j’ai trouvé un poste de traducteur de la langue finnoise dans un bureau de traduction international à Riga, en Lettonie, où j’ai traduit des textes du Parlement européen – preuve de la mobilité de la force de travail dans le marché intérieur. Je suis resté en Lettonie durant une année, puis je me suis installé à Bruxelles où j’ai été recruté comme agent temporaire dans l’Unité de la traduction finnoise auprès du Comité économique et social européen. A la fin de mon contrat en 2006, j’ai eu la chance d’obtenir un poste de traducteur dans les Services linguistiques de la Banque centrale européenne – poste que j’occupe encore aujourd’hui.

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